Les enjeux

L'attractivité économique

Au dynamisme démographique répond le besoin d'une attractivité économique renforcée dans les régions Bretagne et Pays de la Loire. En effet, leurs populations sont appelées à augmenter de près de 20% d'ici à 2040. Il faudra alors répondre aux besoins croissants de mobilité engendrés par cette population supplémentaire. La démographie du territoire est également marquée par deux phénomènes de fonds : une disparité dans son peuplement et la péri-urbanisation notamment autour des métropoles du territoire. Il faudra également prendre en compte les changements de cadre de vie et de mobilités qu'entrainera l'urbanisation du territoire dans le projet à l'horizon 2030.

Deux régions parmi les plus dynamiques de France

Les régions Pays-de-la-Loire et Bretagne ont connu depuis les années 1960 de profondes mutations économiques qui les ont placées, jusqu'à la crise qui a débuté en 2008, parmi les régions les plus dynamiques de France, se situant aujourd’hui au 5e et 7e rang national par leur PIB.

Quelques indicateurs illustrent ce dynamisme économique régional :

  • Entre 1990 et 2008, les produits intérieurs bruts (PIB) régionaux ont enregistré les plus fortes croissances annuelles, respectivement de 2,5 % et 2,4 %, alors que le PIB national n’augmentait dans le même temps que de 1,8 % par an.
  • Les deux régions continuent d’afficher un taux de chômage parmi les plus faibles de France. Au troisième trimestre 2013, il s’élève en Pays-de-la-Loire à 9,1 %, et à 9,4 % en Bretagne, contre 10,5 % au niveau national.

Le poids important du secteur tertiaire

Les deux économies régionales sont de plus en plus tirées par les activités tertiaires. Le poids de ces dernières est considérable. Il représente environ 75 % de la richesse produite. Les emplois dits « métropolitains supérieurs » (fonctions de gestion, de conception-recherche, de prestations intellectuelles, de commerce inter-entreprises et de culture-loisirs) ont augmenté de plus de 50 % entre 1999 et 2007 dans presque toutes les aires urbaines de Bretagne et des Pays-de-la-Loire. Cette croissance est systématiquement supérieure à celle des autres agglomérations françaises.

  • En Bretagne : le secteur tertiaire est dynamisé par la montée en gamme de son appareil de production, portée par quelques secteurs innovants. Par exemple, le Pôle Mer, basé à Brest, est le noyau d’un réseau d’entreprises, de centres de recherche et d’enseignement supérieur destiné à développer des projets innovants dans la filière maritime. 
  • En Pays-de-la-Loire : les principaux pôles urbains concentrent les activités tertiaires. Par exemple, génie logiciel ou tertiaire supérieur sur Nantes-Saint-Nazaire, filières prévoyance et banque à Angers, filière assurance au Mans.
Cadres des fonctions métropolitaines
Source : L'Ouest et le rail - Enjeux et prospective
L'attractivité du Grand Ouest s'explique notamment par le poids du secteur tertiaire dans son économie comme le montre cet exemple de la proportion des fonctions métropolitaines supérieures dans les emplois du territoire.

Le tourisme, un atout des deux régions

Les deux régions Bretagne et Pays-de-la-Loire se caractérisent par une activité touristique soutenue occupant respectivement les 4e et 6e rangs des régions françaises pour la fréquentation touristique. Le tourisme est dominé par le tourisme de villégiature sur le littoral. Il est constitué à plus de 80 % par des Français qui pour beaucoup viennent de l’Ile-de-France. La clientèle n’est pas encore suffisamment internationale.

Capacité des communes en hébergement touristique
Source : L'Ouest et le rail - Enjeux et prospective
Ce sont les littoraux du Grand Ouest qui polarisent l’attractivité touristique du territoire comme l'illustrent ces deux cartes des hébergements proposés sur le périmètre du projet.

L’attrait du littoral est essentiel avec le tourisme balnéaire et la plaisance. Mais le tourisme s’explique aussi par un riche patrimoine urbain et une forte activité culturelle avec notamment de nombreux festivals d’envergure internationale comme Les Vieilles Charrues à Carhaix, Le Festival Interceltique de Lorient ou La Folle Journée à Nantes.

Des besoins d’ouverture sur l’international en Bretagne...

En quelques décennies correspondant à la période des Trente Glorieuses, la Bretagne a perdu les attributs d’une région profondément rurale marquée par l’exode des populations les plus jeunes. En particulier, son agriculture a été profondément modernisée. Elle pèse 3,7 % du PIB régional contre 2,8 % pour la France (hors Ile-de-France). Elle est désormais intégrée à une puissante filière agro-alimentaire. Bordée de 2 730 km de côtes, la Bretagne connaît une dynamique forte mais fragile de la pêche qui s’appuie sur un réseau dense de ports moyens aux trafics diversifiés. La localisation des établissements de l’industrie agroalimentaire concerne moins les grandes villes de Rennes et Brest et davantage la Bretagne intérieure. Les difficultés actuelles de cette filière démontrent la nécessité pour celle-ci d’incorporer plus de valeur ajoutée dans les produits agroalimentaires afin de s’imposer sur les marchés internationaux sans recourir aux subventions européennes.

L’Ouest a bénéficié, pendant les années 1960, de la politique de déconcentration industrielle et de l’arrivée de centres de recherche. Cela se traduit notamment par la présence de l’industrie automobile au Mans et à Rennes avec le groupe PSA et par une spécialisation dans le domaine des télécommunications à Lannion, siège du pôle de compétitivité d’échelle mondiale Images et Réseaux. Ces secteurs sont très fortement confrontés à la
concurrence internationale et à l’actuelle contraction de l’activité économique.

Malgré la tertiarisation de son économie, la richesse produite par emploi en Bretagne reste largement inférieure à la moyenne nationale, ce qui explique sans doute que la crise l’a plus touchée que les autres régions françaises. La nécessité pour l’économie bretonne de poursuivre sa modernisation par la montée en gamme de son appareil productif et des services associés est évidente.

Comme en Pays de la Loire

Avec une forte culture industrielle et agricole, les Pays-de-la-Loire constituent aujourd’hui la deuxième région agricole et la troisième région industrielle de France. Dans certains secteurs (construction navale et économie maritime à Saint-Nazaire, agroalimentaire, biotechnologies…), le tissu industriel atteint une taille significative au niveau européen. Ainsi, en 2009, une étude de l’Insee montrait que « de façon générale, l’insuffisance de l’ouverture à l’international constitue l’une des principales faiblesses de la région des Pays-de-la-Loire. »

Le tissu économique des Pays-de-la-Loire présente un profil hérité des cultures industrielles et agricoles et des traditions commerciales et maritimes de la plateforme nantaise. Cette région constitue ainsi la deuxième région agricole et la troisième région industrielle de France. Le tissu industriel atteint dans certains secteurs une taille significative au niveau européen : construction navale et économie maritime à Saint-Nazaire, agroalimentaire, aéronautique, biotechnologies, plasturgie, équipements électriques et électroniques.

Cependant, comme en Bretagne, l’économie souffre de faiblesses qui ont été pointées par une étude de l’Insee en 2009 : « Le contenu des emplois régionaux reste moins riche en valeur ajoutée que la moyenne nationale (...). La région ne se place qu’au neuvième rang pour les exportations, soit très loin de la position qu’elle devrait occuper en regard de son poids économique et de sa vocation industrielle. De façon générale, l’insuffisance de l’ouverture à l’international constitue l’une des principales faiblesses de la région des Pays-de-la-Loire. »

 

Le projet LNOBPL tente de répondre à cet enjeu, en répondant aux besoins de connexions permettant aux territoires de poursuivre leur développement notamment pour les activités tertiaires et surtout le tourisme. Ainsi, pour les acteurs économiques, la qualité du réseau ferroviaire fait partie des variables pour faciliter les déplacements de collaborateurs vers les centres de décision et permettre ainsi le développement de leurs activités ou l'accès des touristes aux diverses activités proposées sur le territoire. Dans le cadre du projet LNOBPL, les expressions de besoins porteront aussi sur le rapprochement des bassins de vie avec les zones d'emplois, le renforcement des dessertes et des performances des liaisons, grâce à un réseau plus fiable et mieux dimensionné, entre les différentes points du territoire.